Les principales différences entre le portage salarial et le statut d’auto-entrepreneur

portage salarial

Publié le : 01 mai 202310 mins de lecture

Le portage salarial et le statut d’auto-entrepreneur sont deux options de travail indépendant qui ont connu une popularité croissante ces dernières années. Bien qu’ils partagent des similitudes, ces deux régimes juridiques présentent des différences significatives qui peuvent influencer le choix des travailleurs. Découvrez les principales distinctions entre le portage salarial et le statut d’auto-entrepreneur, en explorant les avantages de ce dernier sur le site https://ventoris.io/.

Les différences entre le portage salarial et le statut d’auto-entrepreneur

Le portage salarial et le statut d’auto-entrepreneur sont deux alternatives intéressantes pour les travailleurs indépendants, mais ils présentent des différences importantes. Découvrez ces différences, pour vous aider à faire le choix qui convient le mieux à votre situation.

Le fonctionnement général

Le portage salarial est un régime intermédiaire entre l’emploi salarié et le travail indépendant. Le porté est un travailleur indépendant qui facture ses services à des clients, mais qui bénéficie du statut de salarié, et qui est rémunéré par une société de portage salarial. Cette société assure la gestion administrative et comptable du porté, lui offrant ainsi une certaine sécurité.

Le statut d’auto-entrepreneur, quant à lui, est une formule simplifiée pour créer une entreprise individuelle. Il permet de facturer facilement ses prestations de services ou la vente de biens à des particuliers ou des entreprises. Avec le régime micro-social qui va avec, les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires, et il est possible de bénéficier de certaines exonérations en fonction des seuils de chiffre d’affaires.

Les obligations et responsabilités

Le portage salarial offre une sécurité pour le porté, qui peut bénéficier d’une couverture sociale et d’une assurance responsabilité civile professionnelle via la société de portage salarial. En contrepartie, le porté est soumis aux obligations d’un salarié, notamment en termes de respect du code du travail et des horaires de travail, et ne peut pas choisir librement ses missions. La société de portage salarial est tenue de respecter les obligations légales, comme la déclaration des salaires et le versement des cotisations sociales.

L’auto-entrepreneur, quant à lui, assume toutes les responsabilités liées à son activité professionnelle. Il doit souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle, déclarer ses revenus et payer les cotisations sociales. Il peut travailler librement, sans contrainte horaire, ni obligation de mission. Cependant, il est responsable de la qualité des prestations fournies et doit assumer les éventuelles plaintes ou litiges liés à son activité.

Les avantages et inconvénients

Le portage salarial présente l’avantage d’offrir une sécurité et une protection sociale, avec une gestion simplifiée de l’administratif. La société de portage salarial prend en charge les tâches administratives et comptables, permettant ainsi au porté de se concentrer sur son activité. Cependant, le porté est soumis à des contraintes liées à son statut de salarié et doit accepter les missions proposées par la société de portage salarial.

L’auto-entrepreneur, quant à lui, bénéficie d’une grande liberté dans l’exercice de son activité, sans contrainte de mission ni d’horaires. Il peut gérer seul son administratif et ses finances, et même bénéficier de la franchise de TVA et d’une simplification fiscale. Mais il doit faire face à une forte concurrence, assumer seul les risques de son activité, et ne peut pas bénéficier de l’assurance chômage.

Les différences en termes de statut juridique

La nature de l’activité exercée

Le portage salarial concerne surtout les activités de conseil, d’expertise, de formation ou de prestation intellectuelle. Il permet au porté de proposer son savoir-faire technique auprès de plusieurs clients, sans nécessité de créer une entreprise.

L’auto-entrepreneur peut exercer une activité indépendante, mais son champ d’application est limité aux services aux particuliers et aux entreprises, à l’artisanat ou au commerce, en excluant les professions libérales réglementées.

Le régime fiscal et social applicable

Avec le portage salarial, le porté est considéré comme un salarié et bénéficie du régime général de la sécurité sociale, avec une couverture maladie, maternité, accident du travail, retraite et chômage. Les cotisations sociales sont prélevées sur le salaire brut versé par la société de portage salarial.

L’auto-entrepreneur, quant à lui, est soumis au régime fiscal et social des travailleurs indépendants. Les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires, avec un taux forfaitaire. Le régime fiscal est simplifié, avec des obligations fiscales allégées en fonction des seuils de chiffre d’affaires.

Les possibilités d’évolution professionnelle

Le portage salarial offre une stabilité professionnelle et une sécurité financière, avec une certaine flexibilité pour proposer ses services à plusieurs clients. Cependant, il n’offre pas de possibilité d’évolution, ni de perspective de développement de son activité.

L’auto-entrepreneur peut envisager de développer son activité et de créer son entreprise, en passant à un régime de société ou en embauchant des salariés. Il peut suivre une formation pour diversifier ses compétences et élargir son offre de services.

Les différences en termes de rémunération et de gestion administrative

Le mode de rémunération

Avec le portage salarial, le porté est rémunéré sous forme de salaire, avec des prélèvements sociaux et fiscaux effectués par la société de portage salarial. Le salaire net versé au porté est ainsi connu à l’avance, et la gestion administrative est simplifiée.

L’auto-entrepreneur est rémunéré sous forme de facturation. Il doit établir ses factures, gérer les délais de paiement et être vigilant sur le respect des éventuels plafonds de TVA pour bénéficier de la franchise de TVA.

Les frais professionnels

Avec le portage salarial, les frais professionnels peuvent être pris en charge par la société de portage salarial, en fonction de ses règles internes. Le porté peut déduire ses frais professionnels réels de ses impôts sur le revenu.

L’auto-entrepreneur peut déduire ses frais professionnels réels de ses impôts sur le revenu, mais il doit assumer ces frais lui-même, sans possibilité de remboursement par une société de portage salarial.

La gestion de la facturation et des déclarations fiscales et sociales

Avec le portage salarial, la société de portage salarial s’occupe de la facturation et des déclarations fiscales et sociales, ce qui simplifie la gestion administrative pour le porté.

L’auto-entrepreneur doit gérer sa facturation, faire ses déclarations fiscales et sociales via un centre de formalités des entreprises (CFE) compétent, et souscrire à des assurances obligatoires pour son activité.

Les différences en termes de protection sociale et formation professionnelle

Les cotisations sociales et la protection sociale

Avec le portage salarial, le porté bénéficie de la protection sociale du régime général, avec une couverture maladie, maternité, accident du travail, retraite et chômage. Les cotisations sociales prélevées incluent ces couvertures.

L’auto-entrepreneur bénéficie de la protection sociale des travailleurs indépendants, mais ses cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires, avec un taux forfaitaire, sans prise en compte de sa situation personnelle ou professionnelle.

Les droits à la formation professionnelle

Avec le portage salarial, le porté peut bénéficier de la formation continue professionnelle, dans le cadre de son plan de formation prévu par la convention collective de la société de portage salarial.

L’auto-entrepreneur peut suivre des formations professionnelles, mais il doit les financer lui-même, sans aide particulière.

Les garanties et protections en cas de litige

Avec le portage salarial, le porté bénéficie d’une assistance juridique en cas de litige avec un client ou avec la société de portage salarial, ainsi que d’une assurance responsabilité civile professionnelle.

L’auto-entrepreneur doit souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle pour être protégé en cas de litige, sans assistance juridique particulière.

Les différences en termes de secteurs d’activité privilégiés

Les secteurs d’activité favorables au portage salarial

  • Le conseil et l’expertise (RH, finance, marketing, communication)
  • Les arts et la culture (spectacles, musique, audiovisuel)
  • Les services aux entreprises (formation, coaching, traduction)

Les secteurs d’activité privilégiés pour l’auto-entrepreneuriat

  • Le commerce (vente de produits, e-commerce)
  • L’artisanat (boulangerie, coiffure, réparation)
  • Les services aux particuliers (jardinage, ménage, garde d’enfants)

Les secteurs d’activité où les deux statuts peuvent coexister

Dans certains secteurs, les deux statuts peuvent coexister, en fonction des besoins des clients et des préférences des travailleurs indépendants. C’est notamment le cas dans les secteurs du conseil et de la formation, où les missions peuvent être ponctuelles ou récurrentes, et où le choix du statut dépend des objectifs et des priorités de chacun.

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